M. le Président,
Le stade de développement que nous avons atteint aujourd’hui rend encore plus impératif que les terres aux Seychelles est bien géré et bien utilisé. Nous devons éliminer la spéculation. Nous devons également veiller à ce que notre pays reste un héritage et un patrimoine pour les seychellois. Avec cet objectif à l’esprit, nous allons introduire certaines mesures qui permettront d’assurer une gestion plus rigoureuse des terres de l’État, dans la façon dont il est vendu et loué, les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent posséder des terres aux Seychelles, sans décourager l’investissement.
De nombreux Seychellois ont bénéficié de l’achat ou la location de terres de l’Etat, soit par le régime de Land Bank ou par la création de parcelles industrielles et commerciales. Malheureusement, beaucoup de ces parcelles n’ont pas été développés, même après plusieurs années. L’une des principales raisons pour cela est la spéculation – la possibilité de faire un profit énorme de la vente des terres dont ils avaient obtenu un prix avantageux du gouvernement. La situation est aggravée par l’acquisition de ces terrains par des étrangers par des personnes morales ou seychellois candidats qui représentent des étrangers.
Le gouvernement examine les lois de ces terres et les rivières visant à assurer que – à quelques exceptions mineures, comme dans le cas de l’échange de terrains avec l’État – les personnes qui ne sont pas citoyens seychellois ne seront plus autorisées à acheter des terrains en pleine propriété État. Le même principe s’applique aux terres privées. Les étrangers ne seront plus autorisés à acheter des propriétés en pleine propriété, mais ils peuvent être autorisés un bail non renouvelable à long terme de 70 ans.
Toutefois, dans le cadre de l’objectif d’attirer des investissements étrangers directs, nous allons maintenir notre politique en matière de développement et d’investissement dans des villas dans les stations touristiques.
Sous le nouveau gouvernement des règlements offriront une amnistie à tous les étrangers qui ont acquis des biens immobiliers par des sociétés prête-noms, ou à travers des candidats Seychellois qui ont couvert pour eux à travers les transferts d’actions, de régulariser leur situation dans un an de la loi pour mettre en vigueur. S’ils ne le font pas, le gouvernement se réserve le droit de reprendre possession de la terre. Notre objectif est de combler les lacunes dans les procédures qui peuvent être exploitées pour contourner les procédures de sanction, et pour l’acquisition illégale de terres par des étrangers.

http://www.nation.sc/index.php?art=30536